Conte di Lello Orlandi (Siena XIV secolo) Un suo bel cancello in ferro battuto si trova nel palazzo municipale di Pisa. Sue sono anche le cancellate del Duomo di Orvieto.
Il ferro battuto è un ferro dolce lavorato in forme artistiche. Rarissimo nell'arte greca ed etrusca ed in genere presso tutti i popoli antichi, perchè ritenuto facile preda della ruggine. Fu solo nel Medio Evo che il ferro battuto incomincio' ad usarsi come elemento decorativo. Culla del ferro battuto fu la regione del Senese e, attraverso il progredire dell'arte, il ferro venne impiegato per foggiare fanali, bracciali di palazzi, torcere, porta-stendardi, etc.
Niccolo' Grosso, detto Caparra nobilita l'arte del ferro battuto in Firenze dandoci i capolavori del quattrocento (Palazzo Strozzi ed altri).
Con l'affermarsi dello stile gotico, la rinascita del ferro battuto raggiunse in Francia lo splendore ed ebbe ripercussioni anche in Italia.
Notevoli i lavori di artefici italiani nei cancelli di S. Petronio a Bologna, della Cappella del Sacramento in S. Pietro a Roma ed in tante altre chiese. Col Rinascimento gli -armorari milanesi- Missaglia, Negroli, Piccinini, conquistano fama mondiale.
Nel '600 e nel '700 l'arte è in pieno sviluppo e fra tutti eccelle Battista Malagoli di Modena.
Decaduto col neo-classicismo e lo stile impero, il ferro battuto risorge a nuova vita e nuovo splendore all’ inizio del’ 900 in Francia con Viollet le Duc, in Italia col Rizzarda, il Gerardi, il Bellotto e soprattutto il Mazzucotelli. Quest'ultimo lavoro' soprattutto a Milano, avendo installato la sua bottega alla Bicocca. Notevoli sono le sue opere in parecchi palazzi Liberty, di cui la capitale lombarda è ricca.
La rinascita del ferro battuto italiano è stata proclamata nell'Esposizione di Parigi del 1925 e confermata nelle esposizioni internazionali delle Arti Decorative di Monza (di cui Mazzucotelli era direttore generale).
Travailler le fer
Le fer, comme le marbre, est un élément qui se trouve à l’état naturel. C’est même un des métaux les plus abondants de la croûte terrestre. On le trouve sous forme de minerai, souvent associé à d’autres éléments si bien qu’il nécessite un traitement avant de pouvoir être utilisé.
En Europe, le travail du fer remonte à 1500 av. J.-C. environ. Par réchauffement du minerai, on obtenait une masse de métal pâteuse qu’il s’agissait ensuite de marteler pour forger l’objet désiré.
Progressivement, le perfectionnement dans les techniques de travail et dans la connaissance de ce matériau ont donné naissance à la fonte (métal ferreux à l’état liquide qui permet la fabrication d’objets variés comme les boulets de canons, les chaudrons, les tuyaux…) puis à l’acier (fer auquel on a ajouté une certaine quantité de carbone) qui deviendra le symbole de la révolution industrielle au XIXème siècle.
Si l’on attribue traditionnellement à l’Espagne du XIIIème siècle l’origine de l’essor du travail du fer forgé, l’Italie est rapidement gagnée par ce mouvement, et la Lombardie en particulier. Dans les provinces de Brescia et de Bergame, des villages entiers se consacrent à l’exploitation du minerai présent dans les massifs proches, et au travail du fer. Les objets produits sont avant tout d’usage courant : couteaux, ciseaux, outils agricoles, mais se développe aussi la fabrication d’armes, de balustrades ou encore d’enseignes. Ces dernières se multiplient à la fin du XIVème siècle, à la suite de l’ordre intimé par Gian Galleazzo Visconti aux aubergistes et aux hôteliers de la région de se signaler par cet objet.
sous-sol qui revient à l’Etat. Les Visconti, comme les Sforza, bâtissent une partie de leur fortune et de leur pouvoir sur ce principe, et l’exploitation du minerai de fer de la région est alors un des piliers de la richesse et de la prospérité de l’Etat. Les mines qui se trouvent proches de forêts (où l’on trouve le bois pour alimenter les fourneaux) et de cours d’eau (grâce auxquels la production de la forge est transportée) sont les premières exploitées. Comme pour le marbre, des projets d’élargissement du réseau de canaux sont mis en œuvre pour le transport de la production.
A Milan même, les artisans qui travaillent le fer sont bien représentés. Leurs ateliers se concentrent dans quelques rues situées au cœur de la ville et auxquelles ils donnent leur nom : Via Armorari, et Via Spadari (aujourd’hui situées entre Piazza Cordusio et Via Torino). Les forgerons milanais (fabbri milanesi) sont alors particulièrement réputés pour la fabrication d’armes ciselées.
Mais au-delà de la réalisation d’objets, le fer est également utilisé dans la construction comme élément de structure ou de décoration. Par sa solidité, il est souvent choisi pour la réalisation de balustrades ou de portails, éléments de décoration tout autant que de protection. Il devient naturellement le matériau de prédilection pour la production du mobilier urbain qui se développe au XVIIIème et surtout au XIXème siècle.
L’âge d’or du Liberty
Si l’intérêt éprouvé pour le fer comme élément de décoration est ancien, les dernières années du XIXème et les premières du XXème donnent à cette forme du travail du fer un accent tout particulier. S’épanouit alors à Milan un style connu en France sous le nom d’Art Nouveau et
qui prend en Italie le nom de Liberty. A l’heure où l’ère industrielle bat son plein, de grands projets urbains voient le jour. Pour Milan, Cesare Beruto a imaginé un plan d’urbanisme qui prévoit la construction de nouveaux quartiers, résidentiels et bourgeois autour du Parco Sempione mais aussi ouvriers près de la gare centrale. Cette fièvre constructrice offre au Liberty italien un terrain d’expression dont les manifestations sont nombreuses, et pour certaines encore visibles aujourd’hui. Au moment même où fleurissent les usines et les machines, l’artiste ressent le besoin de recréer dans la ville la présence de la nature qui devient une source d’inspiration majeure. Parmi les signes de cette présence de la nature dans la ville, et aussi inattendu que puisse paraître l’usage de ce matériau : de nombreux ouvrages en fer forgé (ferro battuto). Avec le verre, le fer est l’élément grâce auquel sont créés les motifs floraux ou végétaux, les insectes censés évoquer la nature vivante, ses lignes souples, ses arabesques. Une grande variété d’espèces, de fruits, de feuilles de liseron, de chêne, de nénuphars, de fleurs, d’épis, vient embellir des façades qui en elles-mêmes restent assez classiques (on est loin de l’audace architecturale d’un Gaudi, qui travaille à la même époque en Espagne).A Milan, le travail du fer forgé à l’époque du Liberty est intimement associé au nom d’Alessandro Mazzucotelli. Ses œuvres constituent l’illustration la plus brillante de cette tentative qui vise à recréer la nature par le travail du fer. Né en 1865 à Lodi, il quitte rapidement les bancs de l’école pour travailler et gagner de quoi subsister. Il se rend à Milan où il trouve une place dans l’atelier d’un forgeron, via Aldo Manuzio. Au cours de ces années d’apprentissage, il perfectionne sa maîtrise des techniques de travail du fer forgé, et laisse progressivement s’exprimer une
créativité qui séduit les architectes les plus en vue. Ses œuvres répondant parfaitement au goût de l’époque, par leurs qualités de fabrication autant que par les motifs choisis, il reçoit des commandes toujours plus nombreuses et travaille avec les plus grands noms du Liberty milanais (Pirovano par exemple, pour la Casa Ferrario située via Spadari).La reconnaissance accordée au savoir-faire de Mazzucotelli lui vaut d’être nommé recteur de l’école supérieure des arts appliqués de Monza, et lorsque Mussolini choisit un commissaire aux arts appliqués, c’est à lui que la charge est accordée.
Parmi les œuvres de Mazzucotelli, je ne résiste pas au plaisir de m’attarder quelques instants sur le célèbre portail aux papillons. Dessiné pour marquer l’entrée de la Casa Moneta située au numéro 3 de la rue Ausonio, il s’agit d’une commande passée par Giuseppe Moneta lui-même. Ce bourgeois milanais, enrichi par la production de bassines en émail, souhaite comme beaucoup d’autres donner à sa demeure la légitimité d’une entrée qui soit au goût du jour, et c’est naturellement à Mazzucotelli qu’il confie le projet. Le dessin, qui insère en son centre les initiales du commanditaire, illustre on ne peut mieux ce qu’est l’expression du fer forgé Liberty : cette juste place accordée à la dissymétrie dans l’équilibre, cette grâce dans la courbe que seule la nature semble capable de faire naître. A la rigidité de la ligne géométrique de la partie inférieure répond la souplesse de la tige évoquée dans la partie supérieure, et la robustesse du matériau employé n’enlève rien à la fragilité sensible de l’aile du papillon. Ce portail, réalisé en 1904, marque l’apogée de l’art du fer forgé Liberty. Mazzucotelli lui-même se tourne ensuite vers des formes plus épurées, renonçant au thème de la nature pour exploiter des formes géométriques, amorçant la transition vers l’Art Déco, mais pour riches qu’aient été les expériences artistiques menées dans les années qui ont suivi, le fer forgé ne retrouvera pas la place de choix que lui avait accordée le Liberty. Par bonheur pour qui prend le temps de lever les yeux, Milan recèle encore de ces merveilles qui se laissent découvrir au hasard de la promenade...
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