En 1870, Ulrico Hoepli, provenant de la Suisse allemande, se dédia à des secteurs de marché desquels les éditeurs milanais ne s’étaient pas encore occupés : des œuvres étrangères, des publications prisées à tirage limité, des manuels scientifiques et techniques. Un an après Hoepli commença son activité éditoriale publiant, comme premier livre, un manuel élémentaire de langue française.
Il était tellement estimé qu’en 1885, il fut nommé libraire-éditeur officiel de la “Real Casa Savoia”. A la fin du siècle, il avait déjà publié plus de 150 livres haut de gamme et le premier des 25 volumes de la “Storia dell’arte Italiana”. Hoepli surmonta très bien la crise de la première guerre mondiale et en 1921 -pour commémorer ses cinquante ans d’activité- il fonda à Milan la “Biblioteca Popolare Ulrico Hoepli”. En 1930, il offrit à la ville le Planetario.
En 1942, les bombardements détruisirent le magasin, causant la perte des importantes archives : des 4000 titres de leur production n’en restèrent que 82, toujours présents dans le catalogue actuel. La célèbre librairie changea d’adresse (indirizzo,m.) deux fois, pour arriver, en 1958, 5 rue Hoepli. Nous sommes maintenant à la sixième génération de la famille Hoepli et la librairie est distribuée sur six étages, avec une organisation de vente très moderne. De nos jours la librairie a plus de 1500 rayons, où sont rangés plus de 500 000 livres. L’offre est très riche : on va des essais (saggistica; f.) aux romans (narrativa), de la section financière à l’informatique, l’architecture, l’art, le design ou l’astronomie.
Depuis 1970, Hoepli a abondonné les publications encyclopédiques qui étaient typiques de la plus pure tradition italienne, pour introduire des textes de plus en plus spécialisés, qui vont des sciences appliquées à la politique internationale.
La librairie dispose d’une large salle de présentation des œuvres, où l’on organise des rencontres entre auteurs et lecteurs. La clientèle de la “Libreria Internazionale” très variée, embrasse tous les domaines du savoir : le monde universitaire, celui de l’école, les professionels, les académies des beaux-arts (belle arti ; f.) et les bibliothèques. Depuis 2001, on peut trouver en ligne, déjà sélectionnés, les meilleurs textes et manuels publiés.
Anna Giulia Demè
Café Zucca Le célèbre café -inauguré en même temps que la Galleria Vittorio Emanuele (1870- était considéré ”bar di passo” ou “bar in piedi”.
Appelé tour à tour Camparino, Zucca in Galleria, caffè Miani, depuis 1996 il arbore à nouveau l’enseigne “Zucca in Galleria” dans l’établissement le plus milanais de Milan. C’était le préféré de Verdi et Toscanini, du roi Umberto I, de Carrà, Boccioni et de beaucoup d’autres célébrités qui venaient pour le meilleur café de Milan, pour l’apéritif, pour des dîners raffinés et aujourd’hui pour le “brunch” du dimanche, très à la mode.
Encore de nos jours, “Zucca in Galleria” est un lieu de rencontre avec son charme d’antan, son décor “Art Nouveau”, ses fers forgés, les lustres de Mazzucotelli et les splendides mosaïques (m. en italien), dont les cascades de fleurs (m. en italien) et d’oiseaux font revivre le charme d’une époque et d’une atmosphère particulièrement imprégnée de culture et d’histoire.
Le Zucca, plus qu’un café ou un bar, c’est une institution à Milan, un emblème de la ville, un lieu où les milanais aiment se donner rendez-vous pour le rite de l’apéritif, génération après génération.
Après la deuxième guerre mondiale, le “Camparino” était considéré lieu idéal pour les rendez-vous galants : pourquoi pas de nos jours aussi ?
Allez-y la joie au cœur !
Anna Giulia Demè

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